Philosophie

Le sens commun et l’évidence ?

Concernant le sens commun, voici une proposition académique de ce qui nous est enseigné à ce sujet. Le sens commun est à bannir pour les philosophes. Il s’agit de l’opinion qui n’est en fait qu’un préjugé, une réponse immédiate en somme qui précède la réflexion. La réponse du sens commun renvoie a un impensé. On parle également de présupposé (supposer avant) qui est une affirmation implicitement contenue dans la question, affirmation que l’on considère comme acquise.

Le sens commun est donc l’ensemble des opinions sur lesquels nous nous appuyons pour formuler des réponses immédiates et qui sont largement partagées dans la société. A ce stade, on ne réfléchi plus par soi-même mais on donne « son opinion » qui lui est tiré des autres. Une question surprenante est justement ce qui dépasse le sens commun : il n’est pas habituel de la poser d’ou son effet surprenant. D’autre part, le philosophe doit également se méfier de l’évidence. En effet, le propre de l’évidence est qu’elle est indémontrable. L’évidence s’impose à nous, nous restons passif face à elle et, de ce fait, elle fige notre raisonnement.

Notre travail dans la rédaction d’une dissertation philosophique est de repérer le sens commun tout comme l’évidence à la question qui est posée. Ce repère nous permet d’identifier la réponse immédiate pour pouvoir justement la dépasser. Ils sont donc utile dans un sens car ils nous permettent de mieux fonder la problématique du sujet et donc ne pas tomber dans leurs pièges. Mais leurs utilités s’arrêtent là : nous ne pourrions pas répondre à une question philosophique en s’appuyant sur le sens commun car cela nous réduirait à répondre sans rien démontrer (idem pour l’évidence).